poeme |
Étoile de la mer de Max ELSKAMP recueil : Salutations, dont d'angéliques Et de vaisseaux, et de vaisseaux,
Et de voiles, et tant de voiles,
Mes pauvres yeux allez en eaux,
Il en est plus qu'il n'est d'étoiles ;
Et cependant je sais, j'en sais
Tant d'étoiles et que j'ai vues
Au-dessus des toits de mes rues,
Et que j'ai sues et que je sais ;
Mais des vaisseaux il en est plus,
- Et j'en sais tant qui sont partis -
Mais c'est mon testament ici,
Que de vaisseaux il en est plus ;
Et des vaisseaux voici les beaux
Sur la mer, en robes de femmes,
Allés suivant les oriflammes
Au bout du ciel sombré dans l'eau,
Et de vaisseaux tant sur les eaux
La mer semble un pays en toile,
Mes pauvres yeux allez en eaux,
Il en est plus qu'il n'est d'étoiles.
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| Une
citation au hasard |
Pour moi, le dakar, c'est dîner tous les soirs avec cinq cents garagistes. Pas vraiment mon truc. [florence arthaud] |
| Un
poème au hasard |
A ma belle lectrice de Louis BOUILHET recueil : Dernières chansons Oh ! Votre voix sonnait brève, lente ou pressée,
Suivant les passions et les rhythmes divers,
Puis, s'échappant soudain légère et cadencée,
Sautait, comme un oiseau, sur les branches du vers !
Moi - j'écoutais - perdu dans de lointains concerts,
Ma pauvre poésie à vos lèvres bercée :
Heureux de voir glisser mon âme et ma pensée
Dans votre souffle ardent qui remuait les airs !
Et j'oubliai bientôt - pardonnez mon délire -
Paulus et Mélaenis, Commodus et l'empire,
Pour regarder les plis de votre vêtement,
Votre front doux et fier, votre prunelle noire,
Songeant que j'étais fou de réveiller l'histoire,
Quand j'avais sous les yeux un poëme charmant !
Février 1852. |
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