poeme |
Je hais du Florentin l'usurière avarice de Joachim DU BELLAY recueil : Les Regrets Je hais du Florentin l'usurière avarice,
Je hais du fol Siennois le sens mal arrêté,
Je hais du Genevois la rare vérité,
Et du Vénitien la trop caute malice :
Je hais le Ferrarais pour je ne sais quel vice,
Je hais tous les Lombards pour l'infidélité,
Le fier Napolitain pour sa grand' vanité,
Et le poltron romain pour son peu d'exercice :
Je hais l'Anglais mutin et le brave Écossais,
Le traître Bourguignon et l'indiscret Français,
Le superbe Espagnol et l'ivrogne Tudesque :
Bref, je hais quelque vice en chaque nation,
Je hais moi-même encor mon imperfection,
Mais je hais par sur tout un savoir pédantesque.
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| Une
citation au hasard |
Ma sympathie tend toujours vers la révolte, de quelque parti qu'elle s'élève. [marcel arland] |
| Un
poème au hasard |
Le cueur troublé, le sens perdu de Le vicomte de BLOSSEVILLE recueil : Le cueur troublé, le sens perdu,
Me suis trouvé sy esperdu
Que je ne sçay que je faisoye,
Mais si mal a mon fait visoye
Qu'il m'a esté bien cher vendu.
Sans coup ferir m'estoye rendu
Comme simple malentendu,
Car ce qu'on vouloir je disoye,
Le cueur troublé, le sens perdu,
Me suis trouvé sy esperdu.
Mais depuis me suis deffendu,
Et ay clerement respondu
Que bien je les avertissoye
Qu'estre jamais je ne pensoye.
Pris au filet qu'on m'a tendu
Le cueur troublé, le sens perdu. |
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