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Tous les Poémes
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A Fanny (III) de [André CHÉNIER]
A la France de [André CHÉNIER]
A la liberté de [Marie-Joseph CHÉNIER]
A ma soeur Cécile de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
Ame et jeunesse de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
Bel astre de Vénus... de [André CHÉNIER]
Bergeronnette de [Charles DOVALLE]
Blessé d'une plaie inhumaine de [Philippe DESPORTES]
Celui que l'Amour range à son commandement de [Philippe DESPORTES]
Celui qui n'a point vu le printemps gracieux de [Philippe DESPORTES]
Cependant que tu dis ta Cassandre divine de [Joachim DU BELLAY]
Chanson sur le temps présent de [Eustorg de BEAULIEU]
Contre une nuit trop claire de [Philippe DESPORTES]
Cousin, parle toujours des vices en commun de [Joachim DU BELLAY]
Croquis de [Charles CROS]
De la rue on entend sa plaintive chanson de [François COPPÉE]
De l'ombre de la treille de [Eustorg de BEAULIEU]
De sa Sainte de [Guillaume DES AUTELZ]
De ses vers, à sa Sainte de [Guillaume DES AUTELZ]
Dedans le ventre obscur, où jadis fut enclos de [Joachim DU BELLAY]
Encore que l'on eût heureusement compris de [Joachim DU BELLAY]
Étoile de la mer de [Max ELSKAMP]
Gordes, à m'est avis que je suis éveillé de [Joachim DU BELLAY]
Je crois que tout mon lit de chardons est semé de [Philippe DESPORTES]
Je l'ai promis de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
Jour d'Orient de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
Journée d'hiver de [Léon DIERX]
L'ami d'enfance de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
L'amour de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
L'attente de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
L'horloge arrêtée de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
La Cueillette des Cerises de [François COPPÉE]
La jeune captive de [André CHÉNIER]
La jeune châtelaine de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
La jeune fille et le ramier de [Marceline DESBORDES-VALMORE]
La jeune Locrienne de [André CHÉNIER]
La mémoire de [François COPPÉE]
La mort de don Quichotte de [Louis DUCHOSAL]
La nuit qui tombe et le train qui passe de [Maurice DU PLESSYS]
La rivière aux trois ponts de [Alphonse BEAUREGARD]
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Une citation au hasard
Rien n'est jamais fermé, sinon tes propres yeux.
[farid al-din attar]

Un poème au hasard

La sainte Bohème

de Théodore de BANVILLE recueil : Odes funambulesques

Par le chemin des vers luisants,
De gais amis à l'âme fière
Passent aux bords de la rivière
Avec des filles de seize ans.
Beaux de tournure et de visage,
Ils ravissent le paysage
De leurs vêtements irisés
Comme de vertes demoiselles,
Et ce refrain, qui bat des ailes,
Se mêle au vol de leurs baisers :

Avec nous l'on chante et l'on aime,
Nous sommes frères des oiseaux.
Croissez, grands lys, chantez, ruisseaux,
Et vive la sainte Bohème !

Fronts hâlés par l'été vermeil,
Salut, bohèmes en délire !
Fils du ciseau, fils de la lyre,
Prunelles pleines de soleil !
L'aîné de notre race antique
C'est toi, vagabond de l'Attique,
Fou qui vécus sans feu ni lieu,
Ivre de vin et de génie,
Le front tout barbouillé de lie
Et parfumé du sang d'un dieu !

Avec nous l'on chante et l'on aime,
Nous sommes frères des oiseaux.
Croissez, grands lys, chantez, ruisseaux,
Et vive la sainte Bohème !

Pour orner les fouillis charmants
De vos tresses aventureuses,
Dites, les pâles amoureuses,
Faut-il des lys de diamants ?
Si nous manquons de pierreries
Pour parer de flammes fleuries
Ces flots couleur d'or et de miel,
Nous irons, voyageurs étranges,
Jusque sous les talons des anges
Décrocher les astres du ciel !

Avec nous l'on chante et l'on aime,
Nous sommes frères des oiseaux.
Croissez, grands lys, chantez, ruisseaux,
Et vive la sainte Bohème !

Buvons au problème inconnu
Et buvons à la beauté blonde,
Et, comme les jardins du monde,
Donnons tout au premier venu !
Un jour nous verrons les esclaves
Sourire à leurs vieilles entraves,
Et, les bras enfin déliés,
L'univers couronné de roses,
Dans la sérénité des choses
Boire aux dieux réconciliés !

Avec nous l'on chante et l'on aime,
Nous sommes frères des oiseaux.
Croissez, grands lys, chantez, ruisseaux,
Et vive la sainte Bohème !

Nous qui n'avons pas peur de Dieu
Comme l'égoïste en démence,
Au-dessus de la ville immense
Regardons gaîment le ciel bleu !
Nous mourrons ! mais, ô souveraine !
Ô mère ! ô Nature sereine !
Que glorifiaient tous nos sens,
Tu prendras nos cendres inertes
Pour en faire des forêts vertes
Et des bouquets resplendissants !

Avec nous l'on chante et l'on aime,
Nous sommes frères des oiseaux.
Croissez, grands lys, chantez, ruisseaux,
Et vive la sainte Bohème !

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